Gilles Ménage (1613-1692), grammairien et lexicographe

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Pierre Borel et son Trésor de Recherches et Antiquitez gauloises et françoises (1655) [*]

Barbara von Gemmingen

Heinrich Heine Universität, Düsseldorf

La tentative de déterminer plus précisément cet ouvrage de Borel d'après son titre et de le classifier typologiquement peut de prime abord être accompagnée de quelques hésitations. En effet, on se demande s'il s'agit d'un dictionnaire de langue ou plutôt d'un manuel encyclopédique pour lequel un ordre alphabétique a été choisi d'une manière plus ou moins fortuite. Par bonheur, Borel en personne élucide cette question à un autre endroit : dans la préface en effet, il dit à plusieurs reprises qu'il a rédigé un « dictionnaire », voire un « recueil » de mots anciens. Dès à présent, l'on peut retenir que non seulement dans la perspective de Borel, mais aussi selon des considérations métalexicographiques, le Trésor présente les deux composantes élémentaires d'un dictionnaire de langue : cela veut dire, qu'on y trouve un inventaire de lemmes disposés dans l'ordre alphabétique et que les informations qui s'y rattachent nous orientent de manière différenciée sur des données linguistiques.

Rappelons d'abord qu'à l'époque où, en France, la discussion portant sur le bon usage linguistique était au cœur de l'intérêt du public instruit et de la majorité des grammairiens et était menée avec véhémence, il s'agissait bel et bien d'une entreprise inhabituelle que d'écrire un dictionnaire de l'ancien français, voire du romant, le « langage de la Cour Gauloise » (p.399). Dans ce contexte, il suffit de penser aux propos négatifs de Malherbe sur les mots surannés ou archaïsants dans son Commentaire sur Desportes, et à l'abandon de questions historiques dans les considérations sur la langue française chez Vaugelas ou dans le dictionnaire de Richelet [1]. Borel se distancie avec vigueur du refus très répandu du passé linguistique du français :

Pour justifier son intérêt

il allègue que

considéreraient comme une aide précieuse de disposer d'un dictionnaire qui leur facilitât ou au moins leur permît la compréhension des mots

Bien des mots anciens sont dignes d'être ramenés à la vie. En revendiquant une résurgence des vieux mots et des significations anciennes, Borel se révèle le représentant d'un petit cercle d'auteurs du XVIIe siècle comme La Fontaine et dont les réflexions sont reprises et continuées au XVIIIe siècle à l'occasion de la discussion sur une extension du lexique français [2].

Comme buts théorique et pratique de l'utilisation du Trésor, Borel mentionne douze critères qui se recoupent en partie et dont les points forts peuvent être résumés comme suit :

  • Acquis de connaissances sur le savoir contenu dans les anciens manuscrits qu'on « laisse manger aux teignes à faute de les entendre » (préface, f.liiij.v°) ;
  • Informations provenant de vieux dossiers judiciaires sur la jurisprudence, incompréhensibles pour la plupart et verdicts de procès qui peuvent être encore pertinents pour l'époque ;
  • Description et recensement de particularités stylistiques dans les textes d'époques antérieures afin de lever le voile avant tout sur les falsifications de pièces justificatives et les contrats entre autres ;
  • Éclaircissements sur l'origine du français et son évolution ainsi que les informations qui y sont rattachées sur les dénominations et noms dans les domaines de la botanique, de la géographie, de l'histoire, des arts et des sciences ;
  • Suggestions et instructions pratiques pour la rédaction de vers burlesques et des « Ouurages de raillerie en ce vieux langage de nos peres, ainsi que l'a fait M. Voiture auec ses amis » (préface, f.m).

    À la fin du Trésor, Borel donne un exemple pour illustrer un tel texte qu'il a lui-même rédigé « auec assez de precipitation & en fort peu d'heures » (ibid., f.m.v°). Et afin d'éviter que la lecture du livre ne paraisse trop fastidieuse ou n'effraie le lecteur, il a parsemé « plusieurs digressions curieuses & vtiles » (ibid.) comme le récit détaillé de la vie de Jacques Cœur en l'émaillant de l'Abrégé de l'Arrest de son procès célèbre (p.271-9, s.v. IASERON) ou des épitaphes rédigées par ses soins et dédiées à Balzac en six langues qui « n'ont pas encore veu le iour » (p.402-4, s.v. SACHER).

    Jusque-là, cette caractérisation du Trésor a pu donner l'impression que Borel a rédigé un dictionnaire de l'ancien et du moyen français dans le sens moderne du terme glossaire et l'a enrichi d'ajouts encyclopédiques et littéraires. Mais on peut s'apercevoir facilement que sa conception est bien plus large qu'on ne pouvait le croire à première vue. Dans sa préface, Borel évoque brièvement que lui aussi a l'intention de répondre à la question des « diuerses origines des mots » (f.m.v°). Dans le corpus du dictionnaire le sérieux de cette déclaration est mis en évidence par les données étymologiques présentées dans de nombreux articles, voire par la documentation ou la discussion d'opinions différentes sur l'origine ou la filiation des mots. L'importance que Borel attache à cet aspect du dictionnaire peut se mesurer au fait qu'il adopte dans sa nomenclature des mots du français moderne, intelligibles à tous, car, à ses yeux, donner leur étymologie revêt une très grande importance :

    Pour mieux comprendre les mots français anciens, Borel prend appui sur des passages de textes, la constatation suivante lui tenant à cœur :

    Une première énumération provisoire des caractéristiques typologiques du Trésor est ensuite à compléter par l'indication suivante : la nomenclature montre, outre la présence de vedettes de l'ancien français, celles de vedettes gauloises, germaniques et occitanes auxquelles on ne peut pourtant pas accorder le statut d'étymon.

    Avant d'entrer dans une considération plus précise de la macrostructure et de la microstructure du Trésor, soulignons qu'il ne nous importe pas de déceler la « modernité » de la pensée philologique de Borel, dans le sens d'une recherche lexicale et d'une lexicographie historique anticipées ou encore moins de lui reprocher les insuffisances de la méthodologie de sa démarche dans la perspective de la recherche actuelle. Bien plus, nous voulons tenter d'extraire les côtés symptomatiques de la richesse de ses raisonnements, également de ceux qui se révèlent hétérogènes, voire contraires, et de ses appréciations pour faciliter l'accès à la particularité de cet ouvrage. Néanmoins, nous sommes conscients d'un certain paradoxe qui réside dans le fait que nous soumettons à notre interprétation un instrument qui est fondé sur les découvertes et les résultats de la linguistique moderne.

    Comme nous l'avons évoqué précédemment et comme Borel lui-même a formulé le but qu'il vise dans le Trésor, les lemmes qui sont à classer parmi ceux qui appartiennent à un état linguistique nettement ancien du français prévalent dans la nomenclature. Si l'on considère les différentes étapes du vieillissement des mots et l'incompréhension graduelle qui en découle pour les Français du XVIIe siècle, on peut entreprendre la classification suivante des mots enregistrés sachant que cette classification n'est pas à comprendre comme une démarche lexicographique systématiquement effectuée. On trouve donc :

  • des mots français anciens qui, au fil de l'histoire ont disparu de l'usage linguistique normal et à la place desquels un nouveau mot est apparu : « CVIDER, croire, estimer : Ie cuit, c. ie crois. » À côté de cela, on peut évoquer les nombreuses terminologies techniques que Borel cite dans les domaines de la guerre et de l'armement, de l'héraldique et des finances, celles-ci étant fréquemment émaillées de renseignements encyclopédiques détaillés. Une position particulière est à attribuer à bien des dénominations dans la mesure où les choses ou les événements relatés comme pratiques typiquement médiévales ont totalement disparu ; mais ces dénominations sont encore souvent enregistrées comme termes historiques dans les dictionnaires d'aujourd'hui : « MEZAIL, c'est le deuant ou milieu du heaume [...] C'est vn terme d'armoiries [...] » ; « NEVME : C'est vne certaine sorte de ton, ou de voix des Chantres [...] terme de musique [...] » ;
  • les formes phonétiques françaises anciennes de mots qui subsistent avec les changements en ce qui concerne les rapports graphie/phonie dans le français du XVIIe siècle : « EVE ou esue, c. de l'eau [...] ». On peut intégrer à ce groupe également les lemmes représentant des verbes conjugués comme « IERT [...] sera, y aura » ainsi que ceux d'autres catégories de mots déclinables ;
  • les archaïsmes sémantiques, c'est-à-dire les mots dont la signification a subi des changements au fil de l'histoire : « CHOISIR, c. découurir de loin quelque chose [...] ».

    En notant les lemmes, Borel a tenu compte des variantes à l'intérieur de l'adresse, lesquelles peuvent être décrites dans des domaines linguistiques différents. On peut observer de telles déviations de formes lemmatisées :

  • comme variantes en ce qui concerne les rapports graphie/phonie : « GAS, gabs, & gaps. c. moqueries [...] » ;
  • comme changements lexématiques sur le plan de la formation des mots : « TRVANT, & truander, & truandaille, c. gens de pied ; & truanderie [...] » ;
  • comme des variantes lexicales, permettant de dégager un synonyme du lemme : « MANGEVRS, & gasteurs, ou gastadours, Soldats mis en gast & garnison chez les debiteurs contumaces. ».

    Ces différents types de variantes apparaissent aussi dans la microstructure et, en ajoutant la perspective onomasiologique, on peut arriver à un bon nombre d'items cachés.

    Il ressort déjà de la liste des sources exploitées par ses soins (f.biij-d) que Borel a fait appel aux œuvres des auteurs du XVIe siècle pour établir sa nomenclature. De là il découle que, dans la perspective actuelle, le Trésor contient un nombre considérable de lemmes qui représentent une partie relativement jeune et vitale du lexique du XVIIe siècle ; cela signifie que l'on y trouve des mots qui, autant qu'on puisse en juger, sont attestés pour la première fois au XVIe siècle, comme « RIPAILLE, c. bonne chere », qui est attesté en français depuis 1579 d'après le Grand Robert 1985. Pour expliquer cette particularité, ajoutons que Borel trouvait ces mots certainement difficiles à comprendre et c'est la raison pour laquelle, se fiant à son sens subjectif de la langue, il les classa dans une époque plus ancienne. Il est possible que cette supposition vaille également pour

    lequel d'après le Grand Robert 1985 n'est attesté que depuis 1653 et même dans le sens figuré depuis 1690, ce qui signifie que Borel a accepté comme vedette un néologisme manifeste.

    Le fait de vouloir éclairer des mots inconnus peut aussi expliquer qu'il ait enregistré de nombreuses dénominations régionales ou dialectales comme lemmes ou qu'il les cite dans la microstructure comme une variante de la vedette française. Dans la préface nous trouvons sur ce point le passage suivant :

    En raison de son origine, il vient en effet de Castres, et de sa grande familiarité avec la langue du Languedoc, accompagnée d'un patriotisme local certain, le groupe des occitanismes prédomine. Cependant, Borel donne une raison supplémentaire pour justifier la préférence en faveur de son idiome régional :

    Puisqu'il présuppose qu'il existe un lien génétique entre le vieux français et l'occitan de l'époque, il renvoie également dans la microstructure dans nombre d'articles à un mot occitan pour montrer la survivance d'un mot de l'ancien français :

    Enfin, la prédilection de notre auteur pour la langue du Languedoc l'amène à faire des commentaires qui sont bien peu courants pour un dictionnaire de vieux français. Partant de la constatation déjà mentionnée que

    Borel en profite pour apprécier la littérature occitane et sa situation à l'époque. Ainsi, une poésie hautement estimée qui est

    aurait, d'après lui, vu le jour et elle aurait même été imitée en Italie. Il qualifie d'éminent représentant de cette littérature le poète Pierre Goudouli,

    Dans de nombreux articles, Borel cite en partie de très longs passages de son compatriote contemporain.

    Soulignons les multiples efforts de Borel d'inclure sans cesse l'occitan dans ses recherches étymologiques, ce qui nous mène à nous demander si l'on ne pourrait pas le considérer comme un précurseur inconnu jusqu'à présent dans le domaine de la philologie occitane.

    Les mots de « l'ancien gaulois » se trouvent en grand nombre dans la nomenclature. La richesse des informations données dans ce contexte est entre autres mise en évidence par une énumération de toponymes dont la forme latine finissait par -dunum dans son article *DUN.

    Outre ces vedettes gauloises, la macrostructure comprend de nombreux mots germaniques, ou plus précisément du vieux-haut allemand, comme

    Ils ont souvent pour fonction de donner l'étymologie d'un mot français. De plus, on observe l'adoption d'éléments germaniques surtout dans les Secondes Additions du Trésor et, très souvent, il manque un renseignement sur leur appartenance à un système linguistique germanique :

    Comme il nous est impossible de reconnaître dans ces exemples d'indice décelant un lien génétique avec des mots français, on ne peut s'empêcher de penser que le plaisir du philologue à trouver des mots ou des formes lexicales exotiques, voire semblant absurdes, explique que Borel a entrepris de tels articles dans son dictionnaire. En revanche, il ne faut pas ignorer que Borel fait remarquer dans la préface de son dictionnaire l'importance de la contribution germanique à la formation du français (f.hij) et l'on peut supposer qu'il a voulu documenter cela de la sorte, même s'il le fait succintement.

    Dans la microstructure, il consacre une place considérable à la discussion sur l'origine des mots français. Outre le latin et le grec, outre le gaulois et le germanique, l'arabe, l'hébreu et le phénicien sont également pris en considération en tant que langue de départ pour expliquer l'origine des mots français en prenant appui sur les traités des grands chercheurs linguistiques et historiographes humanistes auxquels Borel se rapporte explicitement. En outre, il ne limite pas ses réflexions étymologico-génétiques au territoire de la Gaule, mais il inclut aussi d'autres langues européennes à ses délibérations. De temps en temps, il essaie d'élaborer ses propres étymologies indépendamment de ses prédécesseurs savants :

    Et là aussi sa prédilection pour le languedocien transparaît :

    Mais Borel ne considère pas seulement l'histoire d'un mot pour retrouver l'étymon appartenant à une autre langue ; occasionnellement en effet, il adopte la perspective contraire en partant d'un mot de l'ancien français pour décrire son évolution en français :

    Dans ce contexte, il nous faut aborder brièvement la question de la relation entre Borel et Ménage. L'on constate que Borel cite son contemporain bien plus connu que lui dans de nombreux articles, la plupart du temps positivement sans commentaire supplémentaire. Il manifeste sa considération envers le grand grammairien lorsqu'il parle à plusieurs reprises du « docte M. Ménage » ou de son « docte Dictionnaire Etymologique » (par exemple s.v. AORE, ADES). De temps à autre, il ne peut s'empêcher d'éprouver une certaine satisfaction lorsque Ménage en personne corrige une erreur ou un malentendu qui sert la cause des régions du Midi de la France :

    De surcroît, l'on peut remarquer que Borel essaie parfois, non pas de corriger les petites erreurs de Ménage, mais de discuter sérieusement les résultats de ses recherches étymologiques comme :

    Comme c'est le cas pour les dictionnaires bilingues surtout, Borel explique les lemmes en s'aidant d'équivalents français contemporains. Et pour illustrer la vedette, il choisit presque toujours un exemple tiré de la littérature de l'ancien français :

    Il n'arrive que très rarement qu'il donne des significations différenciées. Pour les cas où Borel n'explique pas la signification de la vedette, le contexte d'une citation peut remplacer cette information qui manque :

    L'historiographe passionné qu'est Borel ne peut pas non plus résister à la tentation d'ajouter des explications encyclopédiques afin de contribuer à une meilleure compréhension du mot de l'ancien français. Dans l'article MIRE "médecin", par exemple, il a rédigé un abrégé de l'histoire de la médecine. Le besoin de s'exprimer qu'éprouve Borel est révélé enfin par le fait qu'il accorde dans son Trésor une place aux mots contemporains faciles à comprendre dans le seul but d'en donner un commentaire historique :

    Comme nous l'avons déjà vu, Borel fonde amplement ses réflexions sur l'origine et l'évolution de la langue française sur les exposés historiographiques et philologiques du XVIe et XVIIe siècles qu'il cite tout au début du Trésor dans un Catalogue et auquel il se réfère nominalement dans la microstructure. Une identification précise des œuvres des auteurs cités n'est que rarement possible. Outre l'exploitation de cette littérature bien connue, Borel part à la recherche de possibilités supplémentaires pour avoir encore plus d'informations qui lui sont communiquées personnellement par un public intéressé :

    En ce qui concerne le prestige de Borel comme lexicographe et étymologiste, on peut remarquer que déjà au XVIIIe siècle, Chaufepié constate dans un supplément au Dictionnaire de Pierre Bayle que cet auteur et son œuvre sont « assez peu connu[s], puisqu'il n'en est parlé dans aucun des Dictionnaires Historiques qui me sont tombé[s] entre les mains » (vol. II, p.403). On ne peut s'empêcher de penser que l'exceptionnelle étendue de l'érudition de Borel, laquelle est à plusieurs reprises mise en avant par Chaufepié jusqu'à Larousse au XIXe siècle a eu pour conséquence que -- paradoxalement -- l'on a témoigné un moindre intérêt à ses ouvrages et que Borel lui-même est tombé dans l'oubli. D'autre part, on peut constater que des lexicographes ultérieurs comme Richelet (s.v. TALISMAN) et Furetière ou Féraud dans beaucoup d'articles dans leurs dictionnaires jusqu'au Französisches etymologisches Wörterbuch de Walther von Wartburg considèrent notre auteur comme autorité dans ce domaine. Et aussi du cercle lexicographique vient un jugement très favorable du dictionnaire de Borel. Dans la préface de l'éditeur du Dictionnaire Universel de Furetière (1690), on trouve un passage lié à la question de savoir comment un futur dictionnaire universel -- le dictionnaire parfait -- devrait être conçu en toute rigueur :

    Nous n'avons rien d'autre à ajouter à cela !


    Bibliographie

    Borel, Pierre (1655). TRESOR DE RECHERCHES ET ANTIQVITEZ GAVLOISES ET FRANÇOISES. REDVITES EN ORDRE ALPHABETIQVE. Et enrichies de beaucoup d'Origines, Epitaphes, & autres choses rares & curieuses, comme aussi de beaucoup de mots de la Langue Thyoise ou Theuthfranque. Paris, Augustin Courbé. [Le volume contient les parties suivantes : EPISTRE A MONSIEVR CONRART CONSEILLER ET SECRETAIRE DV ROY, MAISON ET COVRONNE DE FRANCE (f.ãij-[aiv]) ; DE VIRI CLARISS. PETRI BORELLI MEDIC. ANTIQVO LEXICO GALLICO IVDICIVM (accompagné de plusieurs éloges en latin à l'adresse de Borel) ; CATALOGVE DES OEVVRES de Maistre Pierre Borel Medecin ; BIBLIOTHEQVE, OV CATALOGVE des anciens Poëtes François, & autres Liures tant MS. que autres, dont ie me suis seruy en cet Ouurage (f.a-d) ; PREFACE : OV IL EST TRAITÉ des progrés & des changemens des Langues, & particulierement de la Françoise, & de l'vtilité de cet Ouurage (f.dij-miij) ; DICTIONNAIRE DE L'ANCIEN LANGAGE GAVLOIS ET FRANÇOIS (p.1-458) ; SECONDE PARTIE DV DICTIONNAIRE DE L'ANCIEN LANGAGE GAVLOIS ET FRANÇOIS (p.459-570) ; SECONDES ADDITIONS, AVSQVELLES A ESTÉ adjousté beaucoup de mots de l'ancien langage Thyois, Theutfranc, ou Franctheuth (p.571-611)].

    Chaufepié, Jaques George de (1750-6). Nouveau dictionnaire historique et critique, pour servir de supplément ou de continuation au Dictionnaire historique et critique de Mr. Pierre Bayle. Amsterdam, Z. Chatelain, H. Uytwerf, F. Changuion, J. Wetstein, P. Mortier, Arkste & Merkus, M. Uytwerf, & M.M. Rey - La Haye, Pierre de Hondt, 4 vols.

    Furetière, Antoine (1690). Dictionaire universel, contenant generalement tous les mots françois tant vieux que modernes [...]. Genève, Slatkine Reprints, 1970, 3 vols.

    von Gemmingen, Barbara (1980). « En relisant Malherbe : Où en est la doctrine ? », Textes et Langages IV : Lecteurs et Lectures. Actes du Colloque Nantes-Düsseldorf (Nantes 29-30 mars 1979). Université de Nantes, p.57-76.

    von Gemmingen, Barbara (1986). « Les informations historiques dans la lexicographie française du XVIIe siècle », Actes du XVIIIe Congrès International de Linguistique et de Philologie Romanes, Université de Trèves (Trier) 1986. Dieter Kremer, vol.IV, p.71-81.

    Stefenelli, Arnulf (1987). Lexikalische Archaismen in den Fabeln von La Fontaine. Passau.


    Notes

    1. Cf. von Gemmingen 1980, 1986.

    2. Cf. Stefenelli 1987 : 236.